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Burundi

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Last updated on 29.01.2019 at 22:25

Burundi-Overview

Space for civil society and citizen activism has been almost totally destroyed following a government crackdown in 2015 when citizens protested against the incumbent president’s bid for a third term. Many ordinary civilians and civil society activists have been killed, police have repeatedly used excessive force against protestors and detainees have been brutally tortured.

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LA RÉPRESSION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SE POURSUIT : LE BUREAU DES NATIONS UNIES EST EXPULSÉ

LA RÉPRESSION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SE POURSUIT : LE BUREAU DES NATIONS UNIES EST EXPULSÉ

Liberté d'association

Le 26 novembre 2018, l'appel du défenseur des droits de l'homme, Germain Rukuki a été examiné par la cour d'appel de Bujumbura, qui a ensuite reporté l'affaire à une date ultérieure. Des observateurs de l’Union africaine étaient présents et aucun incident de sécurité n’a été signalé. Comme indiqué précédemment, Rukuki avait été arrêté et condamné à 32 ans de prison le 26 avril 2018, accusé d'avoir participé à un mouvement insurrectionnel, d'atteinte à la sécurité de l'État et de rébellion dans une procédure largement critiquée par la société civile en raison de la violation de son droit à un procès équitable.

Le 5 décembre 2018, le gouvernement a ordonné au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies de fermer son bureau dans le pays dans un délai de deux mois, montrant ainsi une intolérance croissante à l'égard des instances internationales des droits de l'homme. En 2017, le Burundi est devenu le premier pays à se retirer de la Cour pénale internationale. En septembre 2018, il a menacé de quitter le Conseil des droits de l'homme après qu'un autre rapport a évoqué des crimes contre l'humanité commis dans le pays.

Dans un incident assez similaire, le 7 janvier 2019, suite à l'expiration de l'ultimatum du gouvernement aux ONG pour qu'elles adhèrent aux nouvelles lois régissant le secteur, l'ONG française Handicap International a annoncé qu'elle cesserait ses activités au Burundi. Selon un communiqué de presse publié par l'organisation, l'obligation d'enregistrer la composition ethnique de son personnel et de communiquer cette information aux autorités constitue une ligne rouge qu'elle ne souhaite pas franchir. Comme indiqué précédemment sur le Monitor, en octobre 2018 le gouvernement a suspendu les activités de toutes les ONG internationales actives dans le pays et leur a demandé de se soumettre à une nouvelle procédure d'inscription et de respecter des quotas ethniques de recrutement controversés. En novembre 2018, le gouvernement a levé la suspension de 25 ONG après qu’elles se sont conformées aux exigences de réinscription.

Le 27 décembre 2018, un tribunal burundais a acquitté trois défenseurs des droits de l'homme condamnés à des peines de dix ans d'emprisonnement pour avoir porté atteinte à la sécurité de l'État. Emmanuel Nshimirimana, Aimé Constant Gatore et Marius Nizigiyimana, membres de Parcem – l'une des rares OSC restantes dans le pays – avaient planifié un atelier sur les droits de l'homme lorsqu'ils ont été arrêtés en juin 2017.

Liberté d'expression

À la mi-décembre 2018, la ministre de la Justice, Laurentine Kanyana, a rejeté un documentaire de la BBC le qualifiant de « faux reportage » et a demandé à la chaîne de télévision de le retirer et de verser des dommages et intérêts à ceux qu'elle avait diffamé. Le documentaire porte le titre : Inside Burundi's Killing Machine et alléguait l'assassinat systématique de membres de l'opposition par la police et par des unités de renseignement dans des lieux de torture tenus secrets. Le ministre a également déclaré que le gouvernement burundais avait l'intention de poursuivre la BBC en justice pour ce qu'il considérait être de faux reportages d'investigation.

Association in Burundi

Burundian civil society grew in size and influence after the mid-1990s and made important contributions to deepening democracy, including during free and fair elections in 2005 when the civil war ended.

Burundian civil society grew in size and influence after the mid-1990s and made important contributions to deepening democracy, including during free and fair elections in 2005 when the civil war ended. As a consequence of its influence, organised civil society has been one of the main targets of the government’s latest crackdown. In 2016, the authorities continue to harass, arrest, brutalise and in some cases detain, kill or cause the disappearance of civil society leaders as well as individual activists (including students) who took part in the anti-third term demonstrations in April 2015. Following the attempted assassination of prominent human rights defender Pierre Claver Mponimba in August 2015, two members of his family were brutally murdered. In November 2015, the government froze the bank accounts of fourteen prominent CSOs, including several human rights organisations, a move which has seriously impeded civil society’s ability to conduct human rights monitoring and advocacy. As a climate of fear prevails, many civil society leaders have been forced into exile in order to avoid arrests, violent attacks and assassination attempts. Enforced disappearances of human rights defenders are also a concern. For example, Marie-Claudette Kwizera, treasurer of a prominent human rights organisation, Iteka League, was allegedly abducted by the National Intelligence Services on 10 December 2015 and remains unaccounted for.


Peaceful Assembly in Burundi

Even though article 32 of Burundi’s constitution protects the right to peaceful assembly, public demonstrations in Burundi have become almost impossible in the wake of the sustained use of excessive force by security forces.

Even though article 32 of Burundi’s constitution protects the right to peaceful assembly, public demonstrations in Burundi have become almost impossible in the wake of the sustained use of excessive force by security forces. Peaceful demonstrations in April 2015 against an extension of the president’s mandate sparked a brutal assault by police on demonstrators, during which they were recorded using live ammunition, shooting people at point blank range and even shooting demonstrators in the back as they ran away. Other threats to the freedom of assembly come from a regressive public gatherings law which prevents spontaneous gatherings, and impunity for frequent assaults on demonstrators by non-state actors, including by the ruling party’s youth wing Imbonerakure.

Expression in Burundi

Prior to the crackdown on free media in 2015, Burundi’s World Press Freedom Ranking was already a lowly 142nd, having been as high as 72nd a decade earlier.

Prior to the crackdown on free media in 2015, Burundi’s World Press Freedom Ranking was already a lowly 142nd, having been as high as 72nd a decade earlier. In a clear violation of constitutional protections, the government has stamped out most if not all independent journalism in Burundi through the closure of radio stations and attacks on individual journalists. As traditional media have been closed off, reporters have formed a new online reporting collective, SOS Médias Burundi which continues to provide reports on human rights violations within the country through social media channels. With Internet penetration at just 1.4%, for most Burundians news other than state propaganda is hard to access.