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Togo

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Last updated on 05.11.2018 at 09:56

Togo - Overview

A combination of bureaucratic hurdles and intimidation in practice impedes the work of Togo’s civil society organisations, human rights defenders and journalists.

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Défenseurs des droits de l’homme restent en détention : la société civile s’indigne

Défenseurs des droits de l’homme restent en détention : la société civile s’indigne

Le 22 août 2018 les forces de sécurité ont arrêté l'activiste, jeune leader et porte-parole du mouvement social En aucun cas Folly Satchivi. Son arrestation s'est produite quand il se rendait dans les bureaux d'une ONG à Bè-Gakpoto, à Lomé, où il devait tenir une conférence de presse sur la détérioration du climat sociopolitique dans le pays

Association

Le 22 août 2018 les forces de sécurité ont arrêté l'activiste, jeune leader et porte-parole du mouvement social En aucun cas Folly Satchivi. Son arrestation s'est produite quand il se rendait dans les bureaux d'une ONG à Bè-Gakpoto, à Lomé, où il devait tenir une conférence de presse sur la détérioration du climat sociopolitique dans le pays. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Yark Damehane, a déclaré que le mouvement n'avait aucune autorisation et que la conférence de presse était donc illégale. Le lendemain, il a été mis en examen pour « rébellion », « apologie de crimes et délits » et « trouble aggravés à l'ordre public ». Il est toujours en détention, le tribunal de première instance de Lomé ayant refusé sa libération sous caution le 30 août 2018.

Trois autres acteurs de la société civile arrêtés dans le cadre des manifestations en cours depuis août 2017 sont toujours en détention préventive. Messenth Kokodoko et Joseph Eza, tous deux membres du mouvement Nubueke, ont été arrêtés le 19 octobre 2017. Assiba Johnson, présidente de l'organisation Regroupement des jeunes africains pour la démocratie et le développement (REJADD), a été arrêtée le 4 avril 2018. L'Observatoire de la protection des défenseurs des droits de l'homme, le Collectif des associations contre l'impunité au Togo (CACIT) et la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH) ont publié une déclaration conjointe :

« Au lendemain des grandes manifestations populaires qui ont agité le pays depuis août 2017 et qui ont été durement réprimées, le Togo continue de vivre dans un climat politique tendu où les défenseurs des droits de l'homme sont régulièrement victimes de menaces, d’intimidations, d’agressions et même de détention arbitraire. Le harcèlement des défenseurs des droits de l'homme est rendu possible par un cadre juridique pénal excessivement vague, qui permet de criminaliser l’exercice légitime de la liberté d’expression et de la liberté d’association. »

Le maintien en détention des défenseurs des droits de l'homme dans le pays a été critiqué par des acteurs nationaux et internationaux exigeant la libération inconditionnelle des personnes détenues. En septembre 2018, le président du parti d'opposition Les Démocrates, Nicodème Ayao Habia, a entamé une grève de la faim devant l'ambassade des États-Unis, puis devant l'ambassade du Ghana, pour exiger la libération de toutes les personnes détenues dans le cadre des manifestations de l'opposition, dont les quatre défenseurs des droits de l'homme mentionnés précédemment. Le 17 septembre 2018, les forces de sécurité ont tenté d'expulser Habia. Plusieurs acteurs de la société civile, notamment ceux appartenant au mouvement de la société civile Front citoyen Togo debout, ont rendu visite à Habia et auraient failli être attaqués au gaz lacrymogènes utilisés par les forces de sécurité, lesquelles auraient quitté les lieux après l'intervention devant l'ambassade du Ghana.

Du 24 au 28 septembre 2018, le mouvement de la société civile Front citoyen Togo debout a lancé la campagne Une bougie pour la liberté devant l'ambassade du Ghana afin d'encourager les citoyens à allumer une bougie pour les défenseurs de droits de l'homme en détention.

Réunion pacifique

Le 5 octobre 2018, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD), soutenu par d'autres organisations de la société civile, a organisé une manifestation pacifique à Lomé pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques. Cette manifestation était autorisée par les autorités mais elles ont modifié le parcours de la marche. Dans la matinée du 4 octobre 2018, neuf membres du FCTD ayant distribué des tracts et mobilisé des citoyens pour la manifestation ont été brièvement arrêtés par le Service de renseignements et d’investigations (SRI) et ont été conduits à la gendarmerie d'Agoè. Ils ont été mis en liberté vers 18 heures.

Aucun incident n'a été signalé pendant la manifestation.

Association

Togo’s Constitution guarantees the right to freedom of association. However, in practice, associations can be denied legal registration if they offend public morality or undermine the integrity of the government.

Togo’s Constitution guarantees the right to freedom of association. However, in practice, associations can be denied legal registration if they offend public morality or undermine the integrity of the government. This makes the formation of associations difficult, particularly for LGBTI organisations who are not free to seek registration as they are deemed by law to offend public morals. Rural organisations have to travel to the capital city in order to be registered, placing a de facto restriction on their associational rights. CSOs in Togo also face obstacles in their day-to-day work that include harassment and intimidation. For example, the president of the Association of Victims of Torture in Togo, Amah Olivier was arrested in September 2014 and charged with “inciting rebellion” after he gave an interview to a radio station. He also received death threats during his period of arrest. He was subsequently judicially harassed and eventually fled into exile in 2014. Human rights defenders also face threats and intimidation. In 2012, Koffi Kounté, the president of the National Human Rights Commission, had to flee the country after he published a report documenting torture by the intelligence services after a 2009 coup attempt. He remains in exile.

Peaceful Assembly

The right to freedom of assembly is guaranteed under the Constitution and the law requires that protest organisers give the authorities advance notice of their intention to gather.

The right to freedom of assembly is guaranteed under the Constitution and the law requires that protest organisers give the authorities advance notice of their intention to gather. While most protests are peaceful, the consequences of protesting can sometimes be deadly. In November 2015, police used excessive force in the town of Mango against protestors who opposed a proposed nature reserve. They opened fire, killing 7, injuring 117 and arresting 60. In a similar fashion, police also opened fire on student protestors in 2013 in Dapaong town killing two students. Arrests are also common. In March 2016, the president of Mouvement Martin Luther King (a human rights movement), Pastor Edoh Komi, was arrested and a litany of charges was pressed against him including “disturbing public order” as a result of his organising of a sit-in protest. In 2014, Pastor Komi reported that he was intimidated by the security forces to prevent a series of protests that were demanding compensation for those displaced in the 1980s to make way for a dam construction. Protests, especially those that are politically motivated are often repressed. In May 2013, a temporary two-day ban was imposed in the capital after several protests by the opposition and civil society groups against the death of an opposition leader.

Expression

Freedom of the press is protected under Article 26 the Constitution. In practice, the Press and Communication Code undermines these rights by imposing punishments including steep fines and suspension of media licences for the publication of information that is “at variance with reality”.

Freedom of the press is protected under Article 26 the Constitution. In practice, the Press and Communication Code undermines these rights by imposing punishments including steep fines and suspension of media licences for the publication of information that is “at variance with reality”. Defamation is a criminal offence and defamation of public officials is also punishable by fines. Under the Penal Code, offences by the media are also punishable by jail sentences of between six months and two years. Although a vibrant press exists, the High Authority of Broadcasting and Communications has the power to suspend media and grant licences and has, in the past, disciplined journalists who are critical of the state. In 2013, a day before elections, the regulator suspended critical radio station Legende FM for a month and later closed it completely saying it incited public violence. Journalists experience judicial harassment and intimidation. In 2012 for example, Max Savi Carmel, a journalist with bi-monthly publication Tribune, was interrogated for six hours and pressured by police to drop a story he was working on. Internet penetration and mobile access are rapidly increasing with access free at public universities.