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Last updated on 13.12.2018 at 12:27

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Political and social instability, especially in the north of Mali, continues to negatively impact civic space conditions in the country.

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Un journaliste agressé, des manifestations de l’opposition interdites et dispersées

Un journaliste agressé, des manifestations de l’opposition interdites et dispersées

Le 29 novembre 2018, le journaliste et rédacteur en chef du média en ligne malimedias.com, El Hadji Hamidou Touré, a été agressé et menacé par le secrétaire général de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), le colonel Abdoulaye Makalou. Touré avait été convoqué par le colonel Makalou.

Expression

Un journaliste agressé

Le 29 novembre 2018, le journaliste et rédacteur en chef du média en ligne malimedias.com, El Hadji Hamidou Touré, a été agressé et menacé par le secrétaire général de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), le colonel Abdoulaye Makalou. Touré avait été convoqué par le colonel Makalou à son bureau à cause d'une publication sur Facebook soulevant des questions sur l'impact du CVJR. D'après Touré les gardes du corps de Makalou l'ont battu et forcé à boire sa propre urine. Avant d'être libéré, Makalou l'aurait également menacé de mort s'il parlait à qui que ce soit de ce qui venait de se passer. Bien que Makalou ait reconnu avoir convoqué le journaliste, il affirme qu'il n'a eu « aucun acte d'agression ». Selon les médias, le colonel Makalou a démissionné le 3 décembre 2018.

Arnaud Froger, de Reporters sans frontières, a commenté:

« Nous condamnons fermement les sévices inacceptables subis par le directeur de malimedias.com et demandons aux autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mener une enquête indépendante et assurer la sécurité de ce journaliste. La crédibilité de la CVJR, dont la mission première est justement d'enquêter sur des exactions, est en jeu. Il est essentiel qu’elle mette tous les moyens à disposition des enquêteurs pour que les auteurs d’actes d’une telle gravité à l’encontre d’un journaliste soient sanctionnés. »

Assemblée pacifique

Le 16 novembre 2018, les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de l'opposition devant la Bourse du Travail à Bamako. La manifestation, organisée par les partis d'opposition Front de la sauvegarde de la démocratie (FSD) et la Coalition des forces patriotiques (CoFop), avait été interdite auparavant par les autorités. Les forces de sécurité ont bouclé le lieu de rassemblement des manifestants et ont dispersé ceux qui étaient déjà présents 45 minutes avant le début de la manifestation. Un élu aurait été blessé.

Le 8 décembre 2018, les forces de sécurité ont empêché une autre manifestation de l'opposition en clôturant le point de rassemblement de la manifestation et en dispersant les manifestants tentant de surmonter le blocage. Selon les médias, les autorités avaient interdit la manifestation en raison de l'état d'urgence.

Comme indiqué précédemment sur le Monitor, plusieurs manifestations de l'opposition ont eu lieu entre juin et septembre 2018 dans le cadre des élections présidentielles de juillet 2018, dont certaines ont été dispersées par les forces de sécurité.

Association

Le 9 novembre 2018, lors d'une conférence de presse, 47 organisations de la société civile travaillant pour les droits de l'homme ont dénoncé le projet de loi sur l'entente nationale, qui vise à contribuer à la paix et à la réconciliation nationale au Mali, et sera débattu à l'Assemblée nationale le 13 décembre 2018. Selon les organisations, le projet de loi ne garantit pas la justice aux victimes de violations des droits de l'homme car « le texte prévoit l'exonération des poursuites pénales contre les personnes ayant commis des crimes et délits punis par le Code pénal malien ou par les conventions ratifiées par le Mali survenus dans le cadre des événements liés à la crise de 2012". Ces organisations prévoient une série d'actions, notamment des manifestations et des sit-ins contre le projet de loi.

Association

Freedom of association is guaranteed by Article 5 of Mali’s 1992 Constitution and a 2004 law governs the registration and operation of civil society organisations.

Freedom of association is guaranteed by Article 5 of Mali’s 1992 Constitution and a 2004 law governs the registration and operation of civil society organisations. In order to obtain legal capacity, an organisation must register with the Ministry of Local Government and the requirements are clearly established in the legislation. The government does not have discretionary powers to deregister an organisation. Although many organisations operate in the country without state interference, security concerns in some areas of the country, especially in the north, place a practical limit on their activities. Due in part to discriminatory legislation, HRDs working on women’s rights and LGBTI activists are more vulnerable to interference, threats and attacks than others within civil society.

Peaceful Assembly

Freedom of peaceful assembly is also guaranteed in Article 5 of the Constitution.

Freedom of peaceful assembly is also guaranteed in Article 5 of the Constitution. In practice, however, public gatherings are restricted due to the declaration of a state of emergency in November 2015—which was subsequently extended until March 2017. The security forces often use excessive force to disperse protests. For example, in July 2016, there were at least two documented cases where police repressed peaceful protests. The repression of protests has also been perpetrated by non-state actors. During a protest against the presence of UN peacekeepers in January 2015, UN troops fired on protesters, killing three people.

Expression

The environment for free speech by journalists and activists in Mali has improved in recent years, however, conditions remain unsafe in the northern part of the country.

The environment for free speech by journalists and activists in Mali has improved in recent years, however conditions remain unsafe in the northern part of the country. This situation was exemplified by the murder of a journalist in the northern city of Timbuktu in 2015. In the immediate aftermath of the 2012 coup, conditions became very hostile for journalists, as they were subject to intimidation, detention and kidnapping from state and non-state actors. Today, journalists continue to practice self-censorship for fear of repercussions, especially while covering security issues. Defamation is a criminal offence under the press law. Internet penetration in Mali remains low, and the government has been accused of blocking social media platforms on at least one occasion. In 2016, in the context of a protest after a radio journalist was detained, activists claimed to have difficulties accessing social media; the government, however, denied claims of intentional blocking.