Contexte
Un ex-président est condamné pour enrichissement illicite
Le 14 mai 2025, la cour d’appel de Nouakchott a condamné l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz à quinze ans de prison, à une amende de trois millions de dollars et à d’autres sanctions pour « enrichissement illicite », « blanchiment d’argent » et « trafic d’influence ». Le tribunal a également ordonné la dissolution de la fondation Errahma (Miséricorde), dirigée par le fils d’Aziz, et a autorisé la saisie de ses biens. En décembre 2023, un tribunal pénal de première instance chargé des délits de corruption avait condamné Mohamed Ould Abdel Aziz à cinq ans de prison. Les avocats de l’ancien président ont fait appel de cette décision. Cependant, l’État a également formé un recours contre la hauteur de la peine, qu’il avait jugée trop clémente. En mars 2021, au moment de son inculpation, les enquêteurs estimaient que Mohamed Ould Abdel Aziz, fils d’un commerçant, avait accumulé des actifs et des capitaux d’une valeur de 67 millions d’euros (78 millions de dollars américains) durant ses dix années au pouvoir. L’ex-président a maintenu son innocence tout au long du procès et a affirmé que les poursuites à son encontre avaient des motifs politiques.
Les droits des migrants sont bafoués
La Mauritanie est devenue l’une des principales routes migratoires vers l’Europe. En 2024, elle était également le principal pays de départ des migrants qui se dirigeaient vers les côtes espagnoles. Selon une enquête menée par l’OIM du 1ᵉʳ au 22 mai 2025 à Nouakchott, Nouadhibou et Sélibabi, 47 % des migrants avaient la nationalité malienne et 35 % la nationalité sénégalaise. Plus de 170 000 Maliens se sont installés dans la région du Hodh Chargui, principalement dans le camp de Mbera.
Une campagne d’expulsion avait commencé en mars 2025. Elle aurait ciblé les migrants de manière indiscriminée, qu’ils soient en situation régulière ou non dans le pays. Ceux qui ont été expulsés ont relaté avoir été détenus et battus par la police. Plusieurs ONG, dont SOS Esclaves, la Fédération des associations et groupements des Sénégalais en Mauritanie (FAGSEM) et l’Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), ont exprimé leur inquiétude quant aux conditions dans lesquelles ces expulsions sont menées. Un député sénégalais a demandé la mise en place d’une mission d’information parlementaire sur ces expulsions en Mauritanie. Le 26 mars 2025, le gouvernement malien a exprimé son indignation et a condamné le traitement subi par ses ressortissants en Mauritanie.
L’Association mauritanienne des droits de l’homme a également dénoncé la responsabilité de l’Union européenne et des pays ayant signé des accords avec la Mauritanie pour contrôler les migrants. L’organisation affirme que « ces accords encouragent indirectement des pratiques répressives et inhumaines sur notre territoire, en transformant la Mauritanie en un rempart contre les flux migratoires. En externalisant la gestion des migrations, ces États portent une part de responsabilité dans les violations des droits humains commises en Mauritanie ». L’externalisation de la gestion des migrations s’accompagne généralement d’un déficit de contrôle et de reddition de comptes, ce qui laisse une large place aux abus et limite la capacité de supervision de la société civile.
Human Rights Watch est parvenu à des conclusions similaires dans un rapport détaillé, publié le 27 août 2025, sur les violations des droits de l’homme commises à l’encontre des migrants et des demandeurs d’asile de 2020 au début de 2025. Dans ce document, l’organisation signale de graves violations des droits de l’homme commises par les forces de sécurité mauritaniennes durant cette période, touchant principalement des migrants et des demandeurs d’asile originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Intitulé « Ils m’ont accusé de tenter de rejoindre l’Europe. Abus liés au contrôle des migrations en Mauritanie et à la politique d’externalisation de l’UE », ce rapport de 142 pages documente des abus perpétrés lors des contrôles migratoires et aux frontières. Il recense notamment des cas de torture, de viol, de harcèlement sexuel, d’arrestations et de détentions arbitraires, de conditions de détention inhumaines, ainsi que de traitements racistes, d’extorsions, de vols et d’expulsions sommaires et collectives. Malgré ces violations, l’Union européenne et l’Espagne ont continué de sous-traiter la gestion des migrations à la Mauritanie de manière bilatérale. Le rapport souligne également que le gouvernement mauritanien a récemment pris des mesures susceptibles de renforcer la protection des migrants.
En septembre 2025, un événement a de nouveau attiré l’attention sur le traitement réservé aux migrants et suscité de vives réactions sur Internet. Le 19 septembre 2025, l’écrivain mauritanien Ibrahim Ba a été arrêté de manière arbitraire à proximité de l’ambassade de France à Nouakchott, lors d’un contrôle de police. Il a d’abord été placé dans une cellule, puis transféré dans un centre de détention pour migrants subsahariens. Il a décrit des conditions de détention difficiles et a affirmé qu’il n’avait pas pu contacter sa famille ni accéder à ses médicaments. Il a été remis en liberté le lendemain. Le 22 septembre 2025, la Direction générale de la Sûreté nationale a publié un communiqué officiel pour clarifier les circonstances de l’arrestation. Elle affirme que Ba était dépourvu de documents d’identité et qu’il a été arrêté lors d’un contrôle de routine visant les déplacements inhabituels dans une zone sensible. Il a été emmené dans un poste de police pour procéder à son identification. Cependant, en raison d’un dysfonctionnement temporaire du système, il a été transféré dans un centre équipé pour poursuivre les vérifications.
Le 26 septembre 2025, RFI a diffusé l’appel de quinze partis politiques et organisations de la société civile mauritanienne dénonçant « les contrôles au faciès et le non-respect des droits des migrants dans le pays ». Les signataires du texte estiment que l’arrestation de l’écrivain Ibrahima Ba « est révélatrice de l’horreur que vivent de nombreux migrants subsahariens et les Négro-Africains mauritaniens ».
Liberté d’expression
Des journalistes refusent d’effacer des images et se font arrêter lors d’une manifestation
Le 2 septembre 2025, des gendarmes ont arrêté deux journalistes alors qu’ils couvraient une manifestation. Aboubakar Ould Mohamed Vall et Mohamed Abdallah Ould al-Moustapha, journalistes du site d’information Al Akhbar.info, couvraient un sit-in de distributeurs de gaz devant le siège de la société gazière SOMAGAZ, à Nouakchott, lorsqu’ils ont été arrêtés par la gendarmerie. Les agents leur ont demandé d’effacer les images qu’ils avaient prises, mais ils ont refusé. Ils ont été retenus pendant six heures, puis libérés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux.
Un journaliste est arrêté pour une publication erronée
Le 28 août 2025, Ahmed Ould Bettar, directeur du site d’information Rapide Info, a été arrêté à son domicile pour la publication, par erreur, d’une interview fictive du Premier ministre, Mokhtar Ould Diay, sans l’aval de la rédaction. Il a immédiatement exprimé ses regrets pour cet incident et a assuré qu’il était prêt à retirer l’entretien fictif inachevé et à présenter ses excuses. Il a précisé qu’il s’agissait d’une erreur professionnelle involontaire et qu’il n’avait jamais nui à quiconque au cours de sa carrière. L’article a été retiré le 29 août. Ahmed Ould Bettar est resté en détention durant quatre jours jusqu’à sa libération le 1ᵉʳ septembre 2025.
Même en cas de délit de presse, une mesure privative de liberté est totalement disproportionnée et ne devrait en aucun cas frapper un journaliste dans l’exercice de ses fonctions.
- Oussama Bouagila, chargé de plaidoyer du bureau Afrique du Nord de RSF
Les autorités ferment unilatéralement un média
Début août 2025, les autorités mauritaniennes ont bloqué l’accès au site d’information Anbaa.info. Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement a affirmé que le site arabophone cherchait à « détériorer les relations entre la Mauritanie et l’Algérie ». Cheikh Ahmed Lamine, le rédacteur en chef du média, a confirmé que le site avait été bloqué et a indiqué qu’il n’avait reçu aucune réponse officielle de l’Autorité de régulation des télécommunications ni de la Haute Autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA) pour lui expliquer les raisons de cette mesure.
Le 25 août 2025, le rédacteur en chef d’Anbaa.info a été informé qu’une plainte avait été déposée par la HAPA, par l’intermédiaire du parquet général, contre la direction du site, pour le non-respect d’une décision prise un mois plus tôt par le ministère de la Communication, qui avait retiré la licence d’Anbaa.info. À la suite de sa convocation par la brigade de lutte contre la cybercriminalité, les autorités ont procédé à la fermeture du site.
Contacté par la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest, le rédacteur en chef d’Anbaa.info a déclaré qu’il n’avait jamais reçu officiellement la directive du mois précédent émise par le régulateur, et que ses articles avaient été rédigés dans le respect de l’éthique journalistique, sur la base de sources fiables. Anbaa.info a décidé de contester cette décision devant les tribunaux.
Un défenseur des droits de l’homme est arrêté, détenu et condamné
Le 22 janvier 2025, le militant antiesclavagiste Ahmed Ould Samba a été convoqué par l’unité de lutte contre la cybercriminalité de la police, puis placé en garde à vue par le parquet de la région de Nouakchott Ouest. Il avait déjà été arrêté en octobre 2024 et détenu durant un mois, avant d’être libéré sans aucune procédure judiciaire. Il est également membre de l’ONG SOS-Esclaves.
Le ministère public a requis deux ans de prison à l’encontre d’Ahmed Ould Samba pour ses propos sur les réseaux sociaux. Il avait accusé le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de mener des politiques « racistes et corrompues » dans une publication sur Facebook. Le 10 février, le juge de la sixième cour des crimes de droit commun l’a renvoyé en jugement pour outrage et atteinte à la vie privée ; cependant, il n’a pas retenu les chefs d’accusation d’« incitation au racisme » et d’« atteinte à la cohésion sociale ».
Le 29 mai 2025, le tribunal de Nouakchott-Ouest a condamné le défenseur des droits humains à un an de prison, dont huit mois fermes. Les avocats d’Ould Samba estiment que « la procédure judiciaire a été entachée d’irrégularités manifestes », notamment la prolongation arbitraire de la période de détention provisoire et le retard dans le renvoi devant le tribunal malgré l’absence de nouvelles preuves. Ils ont fait appel de cette décision, qui va à l’encontre de la liberté d’opinion, d’expression et de pensée.
L’appel a été accepté. Le 28 août 2025, la cour d’appel de Nouakchott-Ouest a modifié l’arrêt rendu en mai et suspendu le restant de la peine, mais a confirmé les autres dispositions. Cette décision a ainsi mis fin à plusieurs mois de détention pour Ould Samba.
Un homme d’affaires agresse un journaliste
Le 26 janvier 2025, le directeur de Taqadoumy TV (TTV), Hanefi Ould Dahah, a été agressé par un homme d’affaires dont le nom avait été mentionné par le journaliste lors d’une émission télévisée. Il venait d’animer un programme en direct dans lequel il avait évoqué l’attribution d’un marché public controversé à un homme d’affaires local de renom. L’agresseur a été appréhendé et placé en garde à vue.
Un journaliste est arrêté après avoir mis en question la police sur Facebook
Le 27 juillet 2025, des agents de la Police nationale ont arrêté Ahmed Ould Haroud, journaliste et directeur de la plateforme Hassaniya, à Nouakchott. Selon les informations recueillies par la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest, un agent de police l’a arrêté à un feu rouge et aurait tenté de l’emmener au poste en utilisant la voiture du journaliste comme moyen de transport. Face au refus d’Ahmed Ould Haroud, l’agent a placé un sabot sur le véhicule. Le journaliste a ensuite écrit une publication sur Facebook dans laquelle il a mis en question la légitimité de la mesure.
Il a ensuite été arrêté par des agents de la Police nationale. Sur Facebook, Hassaniya a signalé que l’agent de police en question avait déposé une plainte contre le journaliste, ce qui aurait pu motiver son arrestation. La détention du journaliste a suscité l’indignation et la condamnation générales de la part des organisations de médias, de la société civile et des acteurs politiques, qui ont dénoncé une atteinte à la liberté d’expression.
Un militant est arrêté pour avoir critiqué le traitement réservé aux migrants
Le 26 avril 2025, Ablaye Bâ, également connu sous le nom d’Abdoulaye Bâ, a été arrêté pour avoir critiqué la politique du gouvernement à l’égard des migrants en situation irrégulière sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo qu’il a mise en ligne, il demande au ministre de l’Intérieur de mettre fin aux arrestations et aux expulsions de migrants sans papiers. Bâ est responsable de la section immigration de l’ONG antiesclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA). Il a été poursuivi en vertu de la loi nº 2021-021 sur la protection des symboles nationaux.
Le 12 juin 2025, la chambre criminelle du tribunal de Nouakchott-Ouest l’a reconnu coupable d’incitation à la haine et l’a condamné à une amende ainsi qu’à une peine de prison d’un an, dont six mois avec sursis. Il a été remis en liberté le 2 octobre 2025.
Un militant écologiste arrêté
Le 22 juillet 2025, la gendarmerie a arrêté le blogueur et militant écologiste Ali Ould Bakkar, également connu sous le nom de Bacar, à son domicile, à Nouadhibou. Son arrestation fait suite à une plainte déposée par les garde-côtes mauritaniens, qui l’accusent d’avoir fabriqué et diffusé de fausses informations susceptibles de nuire à la réputation de l’État, de porter atteinte à la souveraineté nationale et aux relations avec des nations étrangères, ainsi que de diffamer l’organisme de surveillance maritime. Il avait publié sur Facebook des critiques concernant les activités de pêche menées par des navires turcs dans une zone maritime réglementée. La Garde côtière n’avait pas apprécié que ces informations puissent laisser penser qu’elle négligeait la protection des eaux territoriales. Ali Ould Bakkar a été libéré le 18 septembre 2025, sur ordre de la chambre pénale de la Cour suprême, après deux mois de détention.
Des services Internet insuffisants
Le 12 septembre 2025, l’Autorité de régulation des télécommunications a publié un rapport de contrôle détaillé sur la qualité des services de télécommunications dans le pays, à la suite d’une évaluation menée en juillet et en août de la même année. Le document révèle des « défis réels » concernant la qualité des services de télécommunications et met en évidence une faiblesse notable dans la qualité des services vocaux et des débits Internet. L’autorité considère cette situation comme « un facteur influant sur l’expérience quotidienne des utilisateurs » et comme la preuve que les citoyens continuent de souffrir d’un manque de services de télécommunications décents.
En conséquence, le régulateur a officiellement invité les trois principaux opérateurs à respecter leurs engagements en matière de qualité de services vocaux et de données sur l’ensemble du territoire.
Des journalistes du service public de radiodiffusion sont régularisés
Le 11 juin 2025, le Conseil des ministres a annoncé la régularisation des contrats de 1 865 journalistes de l’audiovisuel public ― radio et télévision. Ils travaillaient depuis des années sans contrat et percevaient des salaires irréguliers. La décision a donc été saluée par la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le Syndicat des journalistes mauritaniens (SJM) et l’Association des journalistes mauritaniens (AJM).
En stabilisant la situation professionnelle des journalistes, la Mauritanie pose les bases d’un secteur médiatique plus fort, plus indépendant et mieux à même de jouer son rôle de quatrième pouvoir dans la société.
- Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ
Atelier sur les médias numériques
Le 2 janvier 2025, l’Union des femmes des médias de Mauritanie (UFMM) a organisé, en partenariat avec l’UNESCO, un atelier de sensibilisation aux médias numériques et aux réseaux sociaux dans la ville d’Atar, afin de promouvoir ces supports, notamment auprès des femmes, et de consolider la liberté d’expression dans le pays.
Campagne de désinformation
Du 9 au 11 juillet, le président mauritanien et plusieurs dirigeants africains ont rencontré le président des États-Unis à Washington. Depuis, une fausse rumeur faisant état d’un soulèvement populaire en Mauritanie s’est propagée à grande vitesse. Selon une vidéo trompeuse visionnée des millions de fois, une manifestation de grande ampleur aurait eu lieu à Nouakchott, après qu’une déclaration controversée du président a suscité le mécontentement des Mauritaniens. Les autorités mauritaniennes ont rejeté ces informations, affirmant qu’elles étaient sans fondement. En réalité, aucun soulèvement de ce type n’a pas eu lieu. Grâce à une recherche par image inversée, le média RFI a pu identifier l’origine des images utilisées ; toutefois, il n’a pas réussi à déterminer qui est à l’origine de cette campagne de désinformation. Selon le média, la diffusion de fausses informations révèle l’implication directe de comptes pro-maliens.
Liberté de réunion pacifique
Usage excessif de la force durant une manifestation
L’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste a dénoncé la dispersion violente, par les forces de sécurité, d’un sit-in pacifique qu’elle avait organisé, le 20 mai 2025, dans le quartier de Teyarett, à Nouakchott. Cette manifestation visait à soutenir des femmes victimes d’une expropriation illégale prétendument menée par un officier supérieur de la Gendarmerie. L’incident a été signalé par l’Organisation des nations et des peuples non représentés, qui s’inquiète de la campagne de répression croissante à l’encontre des militants antiesclavagistes et de la communauté haratine.
Des manifestations en soutien à un journaliste détenu
Le 26 avril 2025, le mouvement Kavana — ou Kafana — a organisé une manifestation devant la prison de Nouakchott pour réclamer la libération de Mohamedi Chenguiti, journaliste et membre de sa cellule de communication. Il a dénoncé les circonstances de son arrestation et de sa comparution devant la justice.
Le 24 juillet 2025, le mouvement Kavana a manifesté de nouveau devant le palais de justice de Nouakchott-Ouest, à l’occasion de la reprise du procès de Chenguiti.
Manifestations propalestiniennes
– Le 24 mai 2025, des dizaines de milliers de femmes ont marché dans les rues de Nouakchott pour exprimer leur solidarité avec les femmes et les enfants palestiniens, et dénoncer le siège en cours à Gaza. Le cortège s’est ébranlé depuis la place de la Liberté en direction du siège de la représentation des Nations Unies.
- Le 18 juillet, des centaines de Mauritaniens ont manifesté à Nouakchott pour dénoncer le génocide en cours dans la bande de Gaza et exiger la fin de l’agression contre le peuple palestinien. La manifestation a débuté après la prière du vendredi, devant la Grande Mosquée.
- Le 20 juillet 2025, un rassemblement s’est tenu devant l’ambassade des États-Unis, à Nouakchott, pour dénoncer la famine imposée par Israël à la population assiégée de Gaza. Cette action s’inscrivait dans le cadre d’un mouvement mondial de lutte contre la faim dans l’enclave. La manifestation avait été organisée par des partis politiques et des organisations non gouvernementales. Certains participants ont appelé à l’expulsion de l’ambassadeur américain.
Manifestations contre les pénuries d’eau et d’électricité
– Le 23 septembre 2025, des habitants se sont mobilisés dans la ville d’Aouinet Zbel, dans la wilaya du Hodh Chargui, pour exiger une résolution urgente aux défaillances du réseau électrique. Ils ont bloqué le principal carrefour de la ville pour dénoncer les coupures de courant récurrentes et la vétusté des équipements électriques.
- Le 6 août 2025, des députés ont organisé un sit-in devant le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à Nouakchott pour protester contre les pénuries d’eau dans plusieurs quartiers populaires de la capitale. La population de la capitale avait été confrontée à une grave pénurie d’eau durant l’été 2025. Les députés ont affirmé que le ministère s’était montré incapable de résoudre le problème et de prendre des mesures. Ils ont par la suite été conviés par la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à une réunion au ministère.