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Le régime militaire du Burkina Faso étouffe les voix de l’opposition et limite l’activisme de la société civile ainsi que la liberté d’expression

DATE POSTED : 02.10.2025

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Contexte

La recrudescence de la violence et les meurtres de civils aggravent la crise sécuritaire

Selon le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, la situation sécuritaire au Burkina Faso s’est considérablement dégradée depuis le coup d’État militaire mené par le capitaine Ibrahim Traoré, en septembre 2022. Le nombre de décès imputables à la violence des groupes islamistes militants a presque triplé, s’élevant à 17 775 durant les trois dernières années. En comparaison, 6 630 décès avaient été recensés durant les trois années précédant le putsch. Les violences perpétrées par ces groupes à l’encontre des civils se sont également multipliées : au moins 2 823 personnes ont été tuées depuis l’arrivée au pouvoir de la junte, soit une hausse de 87 %. Le Burkina Faso a continué de perdre le contrôle de son territoire : alors qu’il contrôlait environ 50 % de son territoire en 2022, les forces gouvernementales n’opèrent aujourd’hui librement que dans 30 % du pays. Les groupes islamistes militants ont étendu leur présence. Ils ont encerclé environ 130 villes au moyen de tactiques de siège et intensifié la violence sur une superficie estimée à 165 000 kilomètres carrés. Quant aux forces de sécurité et aux milices alliées, elles seraient responsables de la mort de 2 121 civils depuis l’arrivée au pouvoir de la junte, ce qui représente une augmentation de 132 % du nombre de victimes. Cette détérioration s’est produite malgré une campagne d’information sophistiquée de la junte, soutenue par des acteurs russes, qui vise à projeter une image de réussite et de stabilité.

En outre, les diverses stratégies répressives employées par le régime militaire du Burkina Faso pour supprimer la contestation et limiter l’activisme politique, notamment les enlèvements et les arrestations arbitraires, continuent de porter atteinte à l’espace civique. Les professionnels des médias et les militants de la société civile sont particulièrement vulnérables. Des rapports font état d’enlèvements et d’arrestations pratiqués par des individus en tenue militaire, vraisemblablement affiliés au régime.

Plus de 130 civils peuls auraient prétendument été tués les 10 et 11 mars 2025 à Solenzo par les forces de la junte et la milice progouvernementale Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Soupçonnée de soutenir les groupes armés, la communauté peule aurait été prise pour cible par les militaires et les VDP alors qu’elle tentait de quitter Solenzo pour la Côte d’Ivoire, après avoir été sommée de quitter la zone par les autorités locales.

Une nouvelle loi qui pénalise le mariage homosexuel est adoptée

Le 2 septembre 2025, l’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté à l’unanimité une nouvelle loi qui pénalise, pour la première fois, l’homosexualité dans le pays. Cette législation prévoit des amendes et des peines de prison de deux à cinq ans, ainsi que l’expulsion pour les ressortissants étrangers reconnus coupables. Elle s’inscrit dans le cadre d’une réforme plus vaste du Code des personnes et de la famille, qui durcit également les conditions d’acquisition de la nationalité par le mariage et reconnaît les unions religieuses et coutumières. Amnesty International a critiqué la nouvelle loi, soulignant qu’elle crée de la discrimination, viole le droit à l’égalité devant la loi et est contraire aux normes internationales. Elle a exhorté le président Ibrahim Traoré à renvoyer le Code à l’Assemblée législative de transition afin qu’il soit révisé avant d’être promulgué, soulignant que toute personne a le droit au respect de sa vie privée et familiale et à jouir de ce droit sans crainte ni discrimination.

Dissolution de la Commission électorale nationale indépendante

Le 16 juillet 2025, le Conseil des ministres, présidé par le président Ibrahim Traoré, a adopté un projet de loi qui dissout la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et confie l’organisation des prochaines élections au ministère de l’Intérieur. Le ministère de l’Administration territoriale affirme que cette décision s’inscrit dans le cadre d’une vaste restructuration de l’État et de réformes institutionnelles destinées à rationaliser les coûts de fonctionnement de l’État. Cette mesure accroît la concentration des pouvoirs entre les mains de l’exécutif et consolide l’emprise de la junte sur l’appareil d’État.

Une vingtaine de soldats graciés

Le 31 mars 2025, le président Ibrahim Traoré a amnistié, par le décret présidentiel du 24 mars, 21 soldats condamnés pour leur participation au coup d’État militaire manqué du 16 septembre 2015 contre le gouvernement de transition mis en place après la chute de l’ancien président Blaise Compaoré. Cette décision a été prise conformément à une loi adoptée par l’Assemblée législative de transition le 30 décembre 2024 pour réévaluer les condamnations liées aux événements de septembre 2015.

Des journalistes sont enrôlés de force dans l’armée

Comme nous l’avons signalé, le recrutement forcé de certains militants et journalistes dans l’armée se poursuit et les empêche de poursuivre leurs activités civiques. Les cas des journalistes burkinabés Guézouma Sanogo, Boukari Ouoba et Luc Pagbelguem, aperçus en tenue militaire, en sont l’illustration. De même, le docteur et expert médical Arouna Louré a été enrôlé de force et contraint de servir sur la ligne de front contre les djihadistes à cause de ses critiques véhémentes à l’encontre du régime militaire burkinabé.

Liberté de réunion pacifique

Des manifestations provoquent le chaos et causent des morts

Le 25 novembre 2024, à Solenzo, dans la région de la Boucle du Mouhoun, un chef de canton a été lynché lors d’une manifestation organisée par des habitants et des personnes déplacées, qui a dégénéré en violence. Ce rassemblement a été déclenché par l’insécurité croissante dans la région, à la suite d’une attaque contre une position des VDP le 21 novembre 2024, qui a coûté la vie à 15 volontaires civils. Lors des manifestations, les habitants ont pris pour cible le domicile du chef de canton, qu’ils ont saccagé et incendié, et ont battu ses épouses. Pour disperser les manifestants, les forces de défense et de sécurité ont ouvert le feu, faisant plusieurs blessés. La veille, un autre chef avait été assassiné dans la province de la Kossi. Le 26 novembre 2024, une délégation gouvernementale conduite par le ministre d’État Bassolma Bazié s’est rendue à Solenzo pour exprimer la compassion du gouvernement face à cet incident et s’engager à ce que les responsables répondent de leurs actes. Dans un communiqué, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’ancien parti au pouvoir, a également fait part de son inquiétude face à ces incidents et réaffirmé son soutien au processus de détermination des responsabilités.

Liberté d’expression

Trois journalistes disparus de force sont libérés, mais un quatrième demeure introuvable

Le 16 septembre 2025, à Ouagadougou, les autorités ont libéré les journalistes Adama Bayala et Alain Traoré, portés disparus depuis plus d’un an. Des hommes non identifiés ont enlevé Bayala, analyste politique et commentateur sur BF1, le 28 juin 2024 à Ouagadougou, après qu’il a quitté son bureau. Il avait auparavant reçu des menaces sur les réseaux sociaux provenant d’un compte Facebook favorable à la junte. Le 13 juillet 2024, des hommes armés se présentant comme des agents de l’Agence nationale de renseignement (ANR) ont enlevé Traoré, rédacteur en chef d’Omega Media et animateur de l’émission Le Défouloir sur Radio Oméga, à son domicile. En octobre 2024, le ministère de la Justice a reconnu que Traoré avait été enrôlé de force pour combattre les groupes armés, en vertu d’un décret de mobilisation générale signé en 2023 par le président Ibrahim Traoré. Les deux journalistes auraient été enlevés pour avoir ouvertement critiqué le régime militaire.

Les disparitions de Bayala et Traoré sont survenues après l’enlèvement de Serge Atiana Oulon, directeur de la publication du journal L’Événement, arrêté le 24 juin 2024 à Ouagadougou par un commando armé en tenue civile se réclamant des services secrets burkinabés, lors d’une descente nocturne à son domicile. Tout comme Bayala et Traoré, Oulon était également connu pour ses enquêtes et ses reportages critiques sur les activités du régime militaire. Comme nous l’avons signalé, les trois hommes avaient été enlevés et enrôlés de force dans l’armée. Toutefois, contrairement à Bayala et Traoré, Oulon est toujours porté disparu.

De même, le chroniqueur burkinabé disparu Kalifara Séré, enlevé le 19 juin 2024 et enrôlé en vertu du décret de mobilisation générale de 2023, est réapparu à son domicile le 11 juillet 2025, affaibli mais en possession de toutes ses facultés.

Le 24 juillet 2025, le militant burkinabé Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso, a été retrouvé pendu à l’école de gendarmerie d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, où il était détenu. Dans un communiqué du ministère public, publié le 27 juillet, le procureur explique que Traoré s’est donné la mort à l’aide de son propre drap de lit, après avoir échoué à s’ouvrir les veines du poignet. Arrêté par les forces de l’ordre ivoiriennes le 10 janvier 2025, Traoré était détenu en Côte d’Ivoire pour des accusations graves : « intelligence avec des agents d’un État étranger », « complot contre l’autorité de l’État » et « diffusion de nouvelles fausses de nature à entraîner une atteinte au moral de la population ». À la suite de l’annonce de son décès, sa famille a déposé une plainte auprès du procureur de la République du Burkina Faso, qui a ouvert une information judiciaire sur les circonstances de sa mort.

Une éminente avocate burkinabé est arrêtée pour avoir critiqué le gouvernement militaire

Dans la nuit du 31 août au 1ᵉʳ septembre 2025, à Ouagadougou, des hommes armés se réclamant de la Gendarmerie nationale ont arrêté l’avocate de renom Ini Benjamine Esther Doli. Elle a été accusée de « trahison » et d’« outrage » au chef de l’État pour ses publications sur Facebook dans lesquelles elle dénonçait des atteintes présumées aux droits humains commises par le gouvernement militaire du capitaine Ibrahim Traoré. Dans l’une de ces publications, elle décriait des violations des droits humains commises par le régime militaire du Burkina Faso et appelait Vladimir Poutine à intercéder en faveur de la libération des personnes détenues injustement. Le barreau du Burkina Faso a exigé la libération immédiate de Me Doli dans un communiqué, tandis que le parquet a ouvert une enquête sur ses agissements. On ignore toujours où elle se trouve.

La junte arrête des journalistes et dissout une association de journalistes

Le 24 mars 2025, des agents du régime militaire ont arrêté à Ouagadougou Guezouma Sanogo, président de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), Boukari Ouoba, son vice-président, et Luc Pagbelguem, journaliste à la chaîne de télévision BF1. L’arrestation de Guezouma Sanogo et de Boukari Ouoba par des agents présumés de l’Agence nationale de renseignement (ANR) a eu lieu après que leur association a dénoncé lors du congrès de l’AJB, le 21 mars 2025, les restrictions à la liberté d’expression imposées par la junte militaire. Deux agents du Conseil national de sécurité (CNS) ont arrêté Pagbelguem dans les locaux de la chaîne de télévision BF1 pour l’interroger au sujet d’un reportage qu’il avait publié sur le congrès de l’AJB du 21 mars. Les trois journalistes ont été emmenés vers une destination inconnue. Selon certaines sources, ils auraient été enrôlés de force dans l’armée et postés sur la ligne de front pour documenter le conflit opposant les forces de la junte à un groupe terroriste djihadiste. Le 25 mars 2025, le régime militaire a acté la dissolution de l’AJB, justifiant cette mesure par un prétendu non-respect des lois sur les associations. Boukari, Pagbelguem, Sanogo, ainsi que deux autres journalistes et un militant des droits humains, arrêtés arbitrairement pour les mêmes raisons et enrôlés de force dans l’armée, ont été libérés les 18 et 21 juillet 2025.

La Coalition pour la liberté des médias condamne les restrictions à la presse

Dans un communiqué publié le 17 décembre 2024, la Coalition pour la liberté des médias (MFC) a exprimé son inquiétude face au recul de la liberté des médias et des voix indépendantes au Burkina Faso. Cette alerte fait suite à la décision du Conseil supérieur de la communication (CSC) d’interdire indéfiniment aux médias locaux de rediffuser des contenus provenant de sources d’information étrangères. La Coalition critique les sanctions constantes à l’encontre des médias locaux et internationaux par le CSA, qui entravent le travail des journalistes. Elle dénonce en outre l’enrôlement ciblé de journalistes dans l’armée, une mesure punitive destinée à réduire au silence ceux qui traitent des questions liées à la sécurité et aux conflits, notamment les journalistes d’investigation critiques à l’égard du gouvernement. Le 18 juin 2025, la Coalition a fait part de préoccupations similaires lors de la 59ᵉ session du Conseil des droits de l’homme. Elle appelle le gouvernement à respecter la liberté de la presse et le droit à l’information, conformément aux dispositions de la Constitution burkinabè.

Liberté d’association

Une nouvelle loi sur les associations est adoptée

Le 17 juillet 2025, à Ouagadougou, l’Assemblée législative de transition a adopté une nouvelle loi sur la liberté d’association, dans le but de renforcer la régulation et le contrôle des associations dans le pays. Composée de 87 articles, cette norme oblige toutes les associations à communiquer régulièrement leurs budgets, leurs comptes annuels et leurs rapports financiers aux ministères compétents, afin d’améliorer la transparence et de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Elle interdit également aux ministres et aux responsables administratifs d’occuper des postes de direction au sein d’associations afin de prévenir les conflits d’intérêts, et établit une distinction entre les associations et les structures politiques ou commerciales. La loi dissocie les conventions d’établissement du statut d’ONG, désormais réservé aux organisations qui financent des projets de développement, et instaure un dispositif de suivi intégré qui facilite l’implication des autorités locales dans le contrôle des activités des associations et des ONG.

Toutefois, cette nouvelle législation se heurte à plusieurs difficultés, notamment l’obligation pour toutes les associations de communiquer des rapports financiers détaillés à plusieurs ministères, ce qui pourrait compliquer leur mise en conformité, ainsi que l’introduction d’un sursis d’un an qui pourrait se révéler insuffisant pour permettre à certaines d’entre elles de s’adapter. En outre, une disposition de la loi, qui autorise le gouvernement à restreindre les droits syndicaux de certains corps de métier pour des raisons de sécurité nationale ou de continuité des services essentiels, soulève des inquiétudes quant aux limitations potentielles des libertés et à la nécessité de mécanismes compensatoires encore à définir.

Le chef de l’opposition est enlevé et détenu après avoir critiqué le régime militaire

Le 26 juillet 2025, à Ouagadougou, des hommes armés habillés en civil ont enlevé Hermann Yaméogo, un avocat de 77 ans, chef d’un parti d’opposition et président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD).

La veille, il avait publié sur les réseaux sociaux une analyse critique du régime militaire du capitaine Ibrahim Traoré. Il affirmait que la junte militaire se sert d’un décret de mobilisation générale pour réprimer la dissidence et forcer les critiques à combattre les djihadistes.

Yaméogo a été emmené à l’Agence nationale de renseignement (ANR), où il aurait été traité avec « courtoisie », bien que privé de nourriture et d’eau pendant sa détention. Il a été libéré après avoir passé 24 heures de garde à vue.

Plusieurs ONG burkinabè et étrangères sont suspendues

Le 4 juin 2025, le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a émis un arrêté portant sur la suspension des activités de l’ONG suédoise DIAKONIA pour une durée de trois mois. Toutefois, le document ne précise pas les raisons de cette sanction.

Le 16 juin 2025, le ministre de l’Administration territoriale a ordonné, par arrêté, le retrait des licences d’exploitation de onze ONG étrangères et la suspension d’une association sportive locale. Pour justifier ces mesures, le gouvernement a invoqué le non-respect de la législation nationale. Plus précisément, il affirme que les ONG étrangères n’auraient pas signé la convention d’établissement prévue par l’article 31 de la loi nᵒ 064-2015/CNT. L’Association burkindi de floorball a été suspendue pour trois mois pour avoir prétendument violé la loi nᵒ 050-2019/AN sur l’orientation des sports et des loisirs. Le gouvernement argumente que ces mesures visent à faire respecter les lois nationales régissant les organisations associatives et non gouvernementales qui opèrent au Burkina Faso.

Le 25 juin 2025, le ministre de l’Administration territoriale a ordonné par arrêté la suspension de la Communauté de Sant’Egidio pour une durée de trois mois. Les autorités l’accusent de « collecte de données à caractère personnel sur le territoire burkinabè et leur hébergement à l’étranger sans autorisation préalable ».

Répression de la société civile

Le 18 mars 2025, à Ouagadougou, des hommes se présentant comme des gendarmes ont enlevé Idrissa Barry, secrétaire du groupe Servir et non se servir (SENS), alors qu’il participait à une réunion à la mairie de Saaba. Cette arrestation s’est produite après que la formation a condamné le massacre d’environ 130 civils peuls à Solenzo, le 11 mars 2025. Dans un communiqué, l’organisation a condamné l’arrestation de son secrétaire et a appelé les autorités à le libérer. Quatre jours plus tard, des agents de l’État auraient enlevé quatre autres membres de SENS, après que le mouvement a dénoncé les attaques de Solenzo. Le 30 mars, l’ANR a arrêté Romuald Yaro, membre éminent de la société civile et secrétaire général adjoint du Front patriotique, une coalition de partis politiques et d’organisations de la société civile. L’arrestation de Yaro serait motivée par ses critiques ouvertes du régime militaire.

Dissolution de l’Association des journalistes du Burkina Faso

Le 25 mars 2025, à Ouagadougou, la junte militaire a prononcé la dissolution de l’Association des journalistes du Burkina Faso. Les autorités ont justifié cette décision en affirmant que l’organisation n’avait pas respecté la loi de 2015 sur les associations et qu’elle n’avait pas d’existence légale. Cette mesure fait suite à l’arrestation, le 24 mars 2025, du président de l’association, Guezouma Sanogo, et de son vice-président, Boukari Ouoba. Tous deux ont été détenus par des agents se réclamant des services de renseignements, après avoir dénoncé publiquement une escalade des violations de la liberté d’expression lors d’une conférence de presse le 21 mars.

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Burkina Faso
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attack on journalist,  censorship,  enabling law,  enforced disappearance,  HRD detained,  journalist detained,  LGBTI,  transnational repression,  violent protest, 
Date Posted

02.10.2025

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