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Le droit au secret des sources est préservé malgré les pressions ; des manifestants sont arrêtés

DATE POSTED : 12.01.2026

Les syndicats parviennent à protéger la confidentialité des sources journalistiques.
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Cette mise à jour porte sur les événements liés aux libertés d’expression et de réunion pacifique survenus dans l’Union des Comores, du 1ᵉʳ novembre 2025 au 5 janvier 2026.

Liberté d’expression

Un article d’un projet législatif qui aurait autorisé un juge à contraindre les journalistes à révéler leurs sources n’a pas été adopté à la suite de pressions

Le 26 décembre 2025, le Parlement a clos le débat sur la révision du Code de l’information et a confirmé que les journalistes ne sont pas tenus de divulguer leurs sources. La révision du Code de l’information de 2021 était nécessaire afin d’inclure les médias numériques et les réseaux sociaux, et de moderniser un cadre normatif jugé trop restrictif. Au cœur des controverses se trouve l’article 169, qui autorise un juge à contraindre les journalistes à révéler leurs sources « dans des cas exceptionnels ». Les médias, les défenseurs des droits de l’homme et le Syndicat national des journalistes comoriens ont sensibilisé la population et fait pression sur les parlementaires face à ce qu’ils considéraient comme une atteinte à la liberté de la presse. Au terme des débats parlementaires, l’article 169 a été écarté et la version révisée du Code de l’information a été adoptée par 31 voix sur 33. De plus, le nouvel article 153 du Code précise que « le journaliste n’est pas tenu de divulguer ses sources. À cet effet, il ne peut être inquiété par l’autorité publique ».

L’article [169] allait créer un grand problème sur l’exercice de la profession dans notre pays puisque la protection des sources est un principe fondamental. Même si on précise des cas exceptionnels, ces cas exceptionnels pourraient devenir la règle. - Ahmed Bacar, président du Syndicat national des journalistes comoriens.

La Fédération internationale des journalistes s’est félicitée de cette avancée et la Fédération des journalistes africains a souligné que cette victoire constituait un signal fort pour toute l’Afrique.

Un journaliste est arrêté à la suite d’une publication sur Facebook

Le 16 novembre 2025, le journaliste d’Al-Watwan et correspondant de Reuters, Abdou Moustoifa, a publié un message sur sa page Facebook concernant le traitement réservé aux migrants. Il avait écrit que 73 migrants, dont 15 enfants, tous échoués à Salimani le 14 novembre, auraient été retenus au commissariat central de Moroni sans bénéficier d’assistance de la part des autorités. Le lendemain, des agents de police à bord d’un pick-up se sont arrêtés devant les locaux du journal Al-Watwan et lui ont remis une convocation l’exhortant à se présenter au poste de police dans les cinq minutes. Onze journalistes et membres syndicaux se sont rassemblés devant le commissariat de Moroni pour réclamer sa libération. Il a été interrogé durant trois heures avant d’être libéré sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

Liberté de réunion pacifique

Des manifestants de la génération Z sont arrêtés

À l’appel du groupe Gen Z 269, une manifestation contre la corruption, la vie chère, l’impunité et l’injustice sociale s’est tenue à Mitsamiouli, le 2 novembre 2025. Le rassemblement n’ayant pas été autorisé, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de trois hommes. Après quatre jours de garde à vue, les trois hommes ont comparu devant le tribunal de Moroni le 7 novembre pour trouble à l’ordre public.

Tensions à Fomboni après un décès suspect : des manifestants dispersés et arrêtés

Les 16 et 17 décembre 2025, de jeunes manifestants ont érigé des barricades sur la route principale reliant Salamani à Mabahoni, à Fomboni. Ils s’étaient rassemblés pour organiser une marche pacifique prévue le 21 décembre, suite à la mort d’Akbar Issoufa, décédé dans des circonstances suspectes alors qu’il se trouvait en garde à vue. Selon Comores Info, les autorités ont tenté de disperser les participants et ont finalement empêché la tenue de cette réunion préparatoire. Cette intervention a provoqué des tensions et certains ont décidé d’ériger des barricades sur la route principale et d’y brûler des pneus. La police a tiré des coups de semonce pour dégager la route, a utilisé des gaz lacrymogènes et a procédé à au moins trois interpellations.

Une manifestation de parents est dispersée

Des parents, dont de nombreux parents d’élèves d’écoles privées, avaient prévu un sit-in pacifique à Mutsamudu le 3 janvier 2026. Ils réclamaient des éclaircissements sur le « bulletin scolaire unique » et dénonçaient une réforme hâtive et sans concertation préalable. Comores Info a signalé que le rassemblement avait été déclaré dans les formes et qu’une demande d’autorisation avait été adressée au maire et transmise au préfet. Malgré cela, les forces de police sont intervenues peu après le début du rassemblement pour disperser les participants.

Civic Space Developments
Country
Comoros
Country rating
Obstructed
Category
Latest Developments
Tags
access to info. law,  journalist detained,  protest,  protest disruption,  protestor(s) detained, 
Date Posted

12.01.2026

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